News écrite par nerik69 le 1/8/2008
ELECTROMIND CIRCUS 2008MONTPELLIER
Pour cette quatrième édition du festival Electromind, l'association Auditorium nous avait concocté un très beau programme en réinvestissant les plages privées, les clubs et le centre ville de Montpellier durant
4 jours avec de grands moments, comme le live de
Birdy Nam Nam. Ce reportage va retracer l'énorme soirée du samedi soir qui clôture le festival avec pas moins de 50 DJs répartis sur 4 scènes devant des milliers
de personnes ayant investi le gigantesque « Espace Grammont » de Montpellier.
Samedi 19 Juillet 2008 – Espace GrammontNous arrivons vers les 20h sur le site de l'espace Grammont, il y a beaucoup de monde sur les grands parkings autour du site, l'organisation et la gestion du stationnement sont réglées au millimètre.
Une fois sur le site et après avoir consommé un petit apéro fort agréable par cette chaleur, nous commençons notre tour du propriétaire pour découvrir les 4 scènes misent en place pour l'occasion.
Elisa Do Brasil se chargeait du warm-up sur le
Trinka Stage et sa grande structure métallique. Vous l'aurez compris le son résonne Drum n'bass et il en sera de même pour tout le restant de la soirée...
Elisa Do BrasilOn continue notre tour en restant dans les gros BPM,
Barouf est en place sur le
Vergue Stage pour un DJ set. Ce floor fera la part belle au Hardcore/Hardtek et aux lives. La déco de la scène, une fois la nuit tombée,
ressemble à la tête de Krusty le clown.
Vergue StageAu tour du
Gardine Stage, floor le plus garni en ce début de soirée.
Maxime Dangles nous présente son live avec une énergie rare, à l'image de ses productions. L'ambiance monte petit à petit,
en grande partie grâce à son live de qualité auquel j'ai énormément accroché, avec, cerise sur le gâteau, un de mes coup de cœur de l'année 2008, « Deuxième Voyage »...
L'homme de chez
Kompakt qui monte !
Maxime DanglesOn continue sur ce même floor et c'est les jeunes diamants de chez « Citizen Records » (label de Vitalic),
Tenage Bad Girl, qui viennent montrer de quoi ils sont capables avec un live d'une bonne heure.
Toujours aussi efficace, la population du
Gardine Stage majoritairement « Shuffle-Kid », est comblée ! On prend aussi la mesure de la très belle scène mise en place.
Un énorme écran de mini LED pour un rendu nocturne très réussi ! Leur énorme tube « Cocotte » est toujours aussi bien accueilli.
Teenage Bad GirlOn change d'univers en nous dirigeant vers le
Ay Roop Stage pour la « Hip-hop session ».
Q-Bert est en place, les vinyles hip-hop, jazzy, break, drum n'bass s'enchainent à une vitesse folle.
Véritable référence mondiale du turntablism il n'hésite pas à transformer ses platines vinyles en véritables instruments. On est loin des sons « dancefloor » écoutés précédemment, mais le public
répond présent en appréciant à sa juste valeur !
On pourra juste regretter de ne pas avoir vraiment eu l'occasion de le voir manipuler ses platines, caché derrière la pyramide qui faisait office de scène.
Quelques images sur le grand écran disposé à droite du floor, mais je pense qu'il aurait été beaucoup plus plaisant d'en montrer un peu plus.
Q-BertCela n'enlève en rien sa performance éblouissante sur cette scène, qui elle aussi, prend toute son ampleur la nuit tombée. Une énorme structure faite de pyramides superbement mises en valeur par des lumières subtilement placées. Le sound-system est lui aussi monstrueux, avec ses deux colonnes à faire pâlir plus d'un organisateur de festival !
Ay Roop StageIl est déjà
23h00, je m'empresse d'aller voir le live de
Yuksek sur le
Gardine Stage. Je n'ai pas été déçu du voyage !! Ses rythmes saturés, ses bangers, ses montées acides,
voire psyché-rock me font bondir comme les milliers de personnes autour de moi.
Il alterne ses productions et ses remix, avec pour conclure son live, un autre de mes coups de cœur 2008 : « Birdy Nam Nam – Trans Boulogne Express (Yuksek Remix) ». Un live qui vaut le détour !
YuksekFin du live, on retourne sur le
Ay Roop Stage (pour ceux qui n'ont pas compris, le main-stage ou le big-stage),
DJ Muggs est aux platines. Personnage plutôt méconnu du grand public mais pourtant très réputé dans le milieu hip-hop underground américain. En effet, il fait partie du sulfureux groupe
Cypress Hill, il est aussi à l'origine des compilations « Soul Assassins » et il produit des nouveaux talents.
Arrivé malheureusement à la toute fin de son show, je comprends rapidement qu'il a le don de foutre un ##### de bordel dans la foule, avec entre autre « House of Pain – Jump around ».
Make a fucking noise !!!!!! Jump !! Jump !! Jump !! (vous comprendrez en regardant la vidéo ci-dessous).
Vidéo de DJ Muggs (House of Pain – Jump around)Pas le temps de se reposer, les berlinois de
Modeselektor prennent place sur le
Ay Roop Stage toujours aussi sublime... C'est parti pour une nouvelle heure de folie avec leur live parfaitement maîtrisé.
Une montée incessante durant une heure, entre hip-hop, break, electro et techno. On aura le droit, entre autres, à deux titres fait en étroite collaboration avec TTC : « 2,000007 » et « Une bande de mec sympa ». Folie garantie !
ModeselektorUn très bon point en tout cas au niveau de la programmation :
Modeselektor était parfaitement placé pour passer en douceur (ou pas !) du hip-hop à l'électro...
A noter, les animations de Cirque plutôt bien pensées mais trop discrètes à mon goût (Char de dragons, échassiers, acrobates...).
Ambient / Vu depuis le Ay Roop Stage avec en fond les animations de CirqueOn enchaine avec
Matt Edwards de
Radioslave remixeur de grand talent, pour un dj set d'une heure trente, sur le floor électro
Gardine Stage. Un set ravageur de cerveau avec un kick devenant de plus en plus lourd et oppressant, et des mélodies hypnotiques. Vous rajoutez à cela un superbe live vidéo sur l'écran à LED et vous obtenez un très beau cocktail électro.
RadioslaveJe serais bien resté mais le
Trinka Stage nous faisait de l'œil avec sa drum n'bass.
Un des producteurs et DJ les plus réputés du milieu,
DJ Fresh était en place avec
MC Yvorys.
Les jeux de lumières et les écrans rendent vraiment bien, tout en restant moins tape à l'œil que le mainstage et le floor électro.
En tout cas
DJ Fresh envoie du lourd, du très lourd, les amateurs du genre ne pouvaient qu'être comblés... Malheureusement la fatigue commençait fortement à se faire sentir et la pause devenait inévitable.
Trinka StageAprès avoir repris du poil de la bête, nous revoilà une nouvelle fois sur le
Gardine Stage pour mon « chouchou » du moment, j'ai nommé
Popof tout fraîchement signé sur le label de
Tiga, Turbo.
Membre actif du « Heretik Sound System », en compagnie de
Noisebuilder entre autre, il navigue dans une électro-house minimal à forte influence acide.
Il est
2h30, des milliers de personnes se pressent pour découvrir ou revoir
Popof en live. Je l'avais vu récemment au « Paris Social Club » en compagnie de
Tiga et il m'avait totalement ébloui.
Durant une heure il a confirmé tout le bien que je pensais de lui et de ses productions... On pourra juste reprocher un live qui, au final, sonne un peu plat, surtout après avoir vu
Modeselektor ! Je suis perfectionniste...

Ca reste quand même pour moi un des meilleurs lives du moment et j'en redemande !

Popof03h30, l'heure d'aller sur le
Vergue Stage que nous avons un peu boudé malgré nous.
Manu le Malin accompagné de
Lenny Dee fraîchement débarqué de New-York s'occupe de nous broyer le cerveau à coup de hardcore violent, surtout quand
Manu le Malin commence à se servir de sa platine vinyle comme d'un violon.
Vidéo Manu le Malin & Lenny Dee – Platine violonOn aura même droit à du métal !!
Appréciez la vidéo...
Manu le Malin & Lenny DeeRetournons vers un peu plus de douceur, avec
John Dalhback sur le Mainstage. Beaucoup d'appréhension sur lui alors que je ne l'avais jamais vu, mais au final agréablement surpris, même si ça reste un peu trop « club » à mon goût... On loin des David Guetta and co. et c'est pas plus mal !
Un bon petit set house-club pour se relancer gentiment avant le bouquet final.
John DahlbackLe festival se vide à forte vitesse, pourtant un des meilleurs moments reste à venir selon moi.
Sino Live c'est la rencontre entre deux monstres de la Techno,
Technasia (représenté par le français Charles Siegling) et
Renato Cohen le brésilien ! Pendant plus d'une heure ils nous ont régalé d'une mixture géante faite de loops, de sonorités house, disco, drum et acid, de mélodies et de leurs gros succès comme « Technasia – Force » et « Renato Cohen – Pontape » tout cela à la sauce techno !!
Sino LiveUne véritable claque musicale ! Parfait pour clôturer le festival Electromind, avec le jour qui se lève, accompagné d'une pluie fine, qui heureusement n'aura pas gâché la soirée...
Bilan de cette soirée : très positive pour moi. J'ai passé une superbe soirée en compagnie de DjSamsara, de Divai et Yannis Becker. Des artistes que j'ai découvert, d'autres que j'ai appréciés revoir, avec un mélange de populations, une nouvelle fois réussi (Clubbers, shuffle-kids, teuffeurs...), un son très bon et des lights à la hauteur de l'événement (c'était un de mes regrets de l'année dernière et cette année j'avoue avoir été bluffé).
Points positifs :
- Sino Live / Popof / Modselektor / Q-Bert
- Les lights, la déco des scènes et le son
- L'accueil des organisateurs
- L'organisation
- Le beau temps
Point négatifs :
- Moins de personnes que l'année dernière (il me semble)
- Les gens qui partent trop tôt (4h00 c'est l'heure où les gens vont se coucher en France...)
- Le prix de la restauration
Un grand merci à Tom et Coraline d'Electromind, à Pascal pour le trajet Gare-Grammont-Gare et pour sa gentillesse et aux artistes qui m'ont une nouvelle fois fait vibrer.
Eric
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