DE - Time warp 2017 Mannheim le 01/04/2017 Photos

19/04/2017    olivierG    rapports de soirées   

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C'est avec grande hâte que nous attendions l'édition 2017 de la soirée Techno européenne la plus réputée et la plus attendue des technophiles du monde entier, le Time Warp de Mannheim, au sud-ouest de l'Allemagne. Grande première pour nous tous, nous sommes partis de Lille en voiture vers 09h du matin pour environ 6h de trajet. Cette édition 2017 s'annonçait encore une fois grandiose avec une line up très pointue et variée. Nous pouvons citer de grands habitués des festivals Time Warp à travers le monde comme Laurent Garnier, Chris Liebing, Richie Hawtin, Sven Väth ou Ricardo Villalobos. Mais aussi d'autres comme tINI, Karotte, Adriatique ou Sonja Moonear. Avec un festival long de 18h30 non stop et une telle programmation, cette édition 2017 avait de quoi séduire.



Après notre arrivée et notre installation dans un camping non loin du festival, nous décidons de nous rendre au Maimarkthalle, lieu culturel mythique de la ville de Mannheim, hébergeur du Time Warp depuis des dizaines d'années. Arrivés aux alentours du lieu en voiture, nous n'échappons pas aux contrôles de police qui encerclent le festival. Nous perdons un peu de temps mais sortons finalement sans soucis, n'ayant rien à nous reprocher ! Nous rentrons finalement dans le festival vers 22h. Immédiatement nous fonçons dans le premier hangar nous faisant face, impatients de découvrir les salles mythiques du Time Warp et leurs décorations majestueuses dont nous avions tant entendu parler. Nous arrivons finalement scène 1 où Extrawelt se produisait en live. Nous ne sommes pas déçus, le son est fort mais clair, le Showlight indescriptible et l'ambiance folle, nous sommes bien en Allemagne, la magie Time Warp opère directement.

Extrawelt nous transmet un set très énergique et dansant comme à son habitude. Nous étions placés au centre de la foule, un peu à gauche près de la salle de jonction avec la scène 2 où passait Sam Paganini. La violence du set scène 2 pouvait s'entendre scène 1 quand les basses d'Extrawelt se calmaient. Nous décidons donc d'aller inspecter la deuxième scène.



Les décorations et jeux de lumières de la scène 2 étaient encore plus élaborés qu'à la scène 1. D'énormes "molécules" formées de boules blanches étaient accrochées au plafond et des centaines de lyres et de projecteurs produisaient un spectacle lumineux exceptionnel. Sam Paganini, parfait pour se mettre dans le bain en début de soirée nous a fait partager un set deep très percutant que le système son a su sublimer grâce à son réglage sur lequel nous n'avons eu aucune critique à émettre de toute la soirée.





L'intégralité du set de Sam Paganini est disponible sur soundcloud.


Les scènes 1 et 2 étaient toutes les deux retransmises en direct à la télévision, sur Be At.TV pour la scène 1 et sur Arte HD pour la scène 2. Toutes les vidéos sont disponibles sur les plateformes en ligne des deux chaines télévisées.

Portés par le set de Paganini mais aussi attirés par les autres artistes se produisant en même temps, nous décidons de nous déplacer scène 3 pour assister à la fin du set de tINI et au début du set de Sonja Moonear. Amateur de sonorités micro / minimale, la scène 3 était pour moi une des meilleures du festival ! tINI sait transmettre toute son énergie et sa folie au public à travers ses sets. L'ambiance déchainée de la scène 3 nous met immédiatement le sourire aux lèvres et nous sommes partis pour danser une heure sous les grands miroirs décorant la salle, dans un son envoûtant tout en restant groovy. tINI termine son set sous les acclamations d'un public comblé dont nous faisons partie pour laisser place à Sonja Moonear. La dj suisse ne nous a pas déçu avec des tracks kickées, mélodiques avec des drums très énergiques comme elle sait si bien choisir dans ses tracklists. Après 40 minutes de set, nous décidons de faire un aller-retour sur la scène 4 afin d'assister au closing d'Adriatique et au début des Martinez Brothers pour ensuite retourner scène 3 avant deux heures du matin et pouvoir profiter d'une bonne place pour le set de Ricardo Villalobos, l'artiste que je n'aurais raté sous aucun prétexte.





Après avoir réussi à accéder à la scène 4, nous voilà plongés dans une ambiance plutôt tamisée, la décoration est très militaire avec de grands filets tendus au dessus du public laissant passer à travers ses mailles les spots de couleur rouge et vert. Le set d'Adriatique nous a tous surpris, certains de mes amis ne le connaissant pas auparavant, ils sont restés ébahis par la technicité et la beauté de ce dj set. Avec des tracks comme Sébastian Mullaert "Windmaker", musiques mélodieuses et planantes étaient au rendez-vous pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Les Martinez Brothers arrivent sur scène et applaudissent Adriatique lors du closing et prennent ensuite les commandes. Une intro très brève pour laisser place très rapidement à des kicks lourds tout en gardant un côté énergique grâce aux drums entraînants. Mais le temps passe vite et il est temps de dire au revoir aux Martinez Brothers pour retourner scène 3 bien se placer pour le closing de Sonja mais surtout pour le dj set de Ricardo Villalobos.



Nous revoilà scène 3, l'ambiance sous le son de Sonja Moonear est toujours là et la musique s'est un petit peu énervée au niveau des kicks. Le moment tant attendu de ma soirée arrive, Ricardo Villalobos entre en scène et commence son set. L'opening est majestueux, les sons agrémentés de touches latines et de sonorités micro-house / minimale font mon plus grand bonheur, et celui des autres aussi, le public lui rend bien. Impossible pour moi de décoller en cours de set, je suis donc resté deux heures sur cette scène abandonnant mes amis partis voir d'autres artistes. Ricardo a largement été à la hauteur de mes attentes avec des tracks comme Point Blank "A Game Of Two Halves" ou The Amazing "Qu'est-ce que vous voulez ?" et a clos son set par un classique de sa création, "Waiworinao".





Après une demie heure de recherche active, je retrouve enfin mes amis sur la scène 2, au set de Sven Väth. Il faut dire qu'après deux heures de set de Ricardo, la transition est violente. La décoration est toujours aussi magnifique et le traditionnel hologramme de Sven sur le mapping de la scène accentue encore plus le côté futuriste de cette warehouse. Comme toujours Sven attire la foule, et elle est très réceptive. Avec des tracks comme Daniel Stefanik "I Wonder", Sven Väth déchaîne le public et on en redemande.



Vous pouvez réécouter son set en intégralité sur youtube !



Après un closing qui me restera en mémoire pour longtemps, Sven laisse place à Nina Kraviz. Ayant toujours été réticent à propos de ses sets, elle m'a plutôt agréablement surpris ce coup-ci avec des classiques comme Da Hool "Meet her at the Loveparade" et d'autres pépites comme Cyberia "Mr Chill's Back (door 3)".





Revivez le set de Nina Kraviz sur Arte.

Après une heure de Nina Kraviz, nous décidons d'aller reprendre des forces et nos esprits au coin chill. Nous passons devant la scène 3 et sommes happés par la musique de Solomun sur laquelle nous sommes finalement restés une heure. Le dj allemand nous offrait un set très minimaliste mais tout de même très mélodieux, un régal.



A la suite d'une longue pause au coin chill, nous regardons l'heure, 10 heures du matin, nous venons déjà de rater les 4 premières heures du set de Laurent Garnier, nous courons donc jusqu'à la scène 5.



La scène 5 était la plus petite des scènes du Time Warp mais aussi la plus magique. Ce dôme construit entièrement en baies vitrées laisse rentrer la lumière du jour pour éclairer son podium géant servant de dancefloor surplombé d'une énorme boule à facettes. L'atmosphère, l'ambiance et la musique de Laurent Garnier y était parfaite pour un matin après déjà 12h de fête. Je décide donc de m'approcher des platines pour apercevoir Laurent Garnier, et là à ma grande surprise je discerne Karotte, Dubfire et Sven Väth derrière les platines. Je m'approche un peu plus et découvre avec stupéfaction que nombre de djs et de personalités du milieu de la musique Electronique accompagnent le Papa lors de son closing. Cette scène restera gravée à vie dans ma mémoire comme un des plus beau closing. Niveau musique nous avons encore une fois été subjugués par notre Lolo national qui a su passer pépites sur pépites comme Vapourspace "Gravitational Arch Of Ten" ou Paul Nazca "Memory". A la fin de ce set, tout chamboulés, nous décidons de nous rendre à la fin du set de Richie Hawtin.





Nous revoilà donc scène 2 pour le dernier artiste de notre soirée Richie Hawtin. Le set est très planant et parfois un peu dématérialisé, j'adore cela mais mes amis un peu moins, certains décident de rentrer. Richie nous régale avec des tracks comme Crescent "Severe", un closing majestueux pour clôturer cette nuit très sportive et se calmer un peu.



Le Time Warp était déjà fini, ce qui nous paraissait être un marathon est finalement passé beaucoup trop vite. Les sets étaient tous de qualité et je n'ai été déçu d'aucun d'entre eux, ce qui m'arrive rarement lors de festivals. Les prix des boissons étaient passables pour un festival avec 4,5¤ pour une pinte de bière mais 4¤ pour une bouteille d'eau, sachant que le festival ne proposait aucun point d'eau gratuit. Une caution de 2¤ euros était fixée sur chaque verre ou bouteille, ainsi le festival était très propre tout au long de la nuit. Le Time Warp a été une expérience sensorielle exceptionnelle que nous ne manquerons pas de réitérer l'année prochaine !

Nicolas Aubert


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