BE - Dour Festival 2017 les 13,14,15 et 16/07/2017 Photos

27/07/2017    olivierG    rapports de soirées   

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Il y a des Dour avec et des Dour sans... et si "la musique adoucit les moeurs", elle n'aura pourtant pas réussi à apaiser les centaines de festivaliers mécontents venus assister à la 29ème édition du Dour Festival et restés bloqués de nombreuses heures sur le parking lors de leur départ le lundi matin. Car si le mastodonte belge promettait une programmation alléchante, il a aussi subi quelques échecs. Retour sur une édition en demi-teinte.




Jeudi 13 juillet 2017

Première déception lors de la découverte du camping "pro" le 13 juillet dernier : un terrain vague composé d'une végétation très dense... pas vraiment l'idéal pour camper ! Il n'y a pas de toilettes (il faut donc se rendre au camping bénévole) et aucune boisson n'est vendue sur place. Après avoir difficilement installé notre campement, nous décidons d'explorer notre terrain de jeu pour ces 4 prochains jours. La Jupiler Boombox, la Last Arena, la Petite maison dans la prairie, le Labo, la Caverne, le Dub Corner, la Redbull Elektropedia Balzaal... qu'il est bon de revoir ces chapiteaux érigés sur la Plaine de la Machine à feu !





Le programme est chargé, il n'y a donc pas de temps à perdre : direction la CaverneDubfire va se produire d'une minute à l'autre. Sur la route, nous passons par l'un des nombreux stands "tickets boisson" et deuxième déception : ils n'acceptent que le cash (un seul stand accepte les cartes bleues et se situent à l'autre bout du festival...). A l'ère de la dématérialisation des paiements, il semblerait que le Dour Festival ait un train de retard... Côté tarif, il est loin le temps où celui-ci se voulait accessible à tous : comptez environ 6¤ pour une bière aromatisée et presque 10¤ pour un quart de pizza...

A notre arrivée à la Caverne, c'est devant un public survolté que le duo Overmono termine leur live et laisse place au dj et producteur américain Dubfire, qui délivrera une prestation plutôt décevante.



On lui préférera la disco colorée d'Antal, se produisant au même moment du côté du chapiteau de La Petite maison dans la prairie. Enfin, notre première soirée au Dour Festival 2017 se terminera aux rythmes de la techno abrupte du grand Dax J (notre coup de coeur de ce jeudi) même si on regrettera qu'il ne se produise pas dans un chapiteau plus grand que celui de la Caverne...








Vendredi 14 juillet 2017

Si les premières notes qui résonnent depuis notre campement sont celles de la scène Last Arena, la journée sera placée sous le signe de la techno avec une Redbull Elektropedia Balzaal au line up digne des plus grosses soirées d'Ibiza ! Au programme : Apollonia, Amelie Lens, Sam Paganini ou encore Nina Kraviz... C'est donc d'un pas décidé que nous nous rendons sur le site, prêts à taper du pied !

La scène Redbull Elektropedia Balzaal étant située à l'autre bout du festival, nous passons successivement devant la Last Arena, la Jupiler Boombox, le manège à sensation, les stands de food... pour enfin découvrir l'objet de toutes nos convoitises, l'impressionnante et unique scène outdoor. Comme à son habitude, Redbull tape fort avec une scène composée de 5 écrans géants répartis de chaque côté. Le dj booth, lui-même surmonté d'un imposant écran, fait face au gigantesque dancefloor et s'accompagne d'un sound system à la pointe de la technologie ! Un impressionnant lightshow finalise le tout, ce qui n'est pas pour nous déplaire !



A notre arrivée, c'est Apollonia qui régale ! Voilà déjà 2 heures que les 3 frenchies ont pris les commandes des platines et vient la dernière heure de leur set. Leur techno envoûtante est idéale pour accompagner les derniers rayons du soleil avant que la nuit tombe... Après ce moment "chill", il est temps de passer aux choses sérieuses avec l'étoile montante de la techno belge : Amelie Lens.





Très prisée des festivals ces deux dernières années, la jeune productrice sait y faire et nous envoie du très lourd d'entrée. A coups de kicks tapageurs, elle retourne le dancefloor et convainc tout le monde ! Avec Rebekah, Paula Temple ou encore Or:la, elle fait partie de ces nouvelles figures féminines de la techno à ne surtout pas perdre de vue !





Malgré nos efforts pour nous en tenir au planning, c'est une très grande déception qui nous submerge lorsque nous arrivons à La Petite Maison dans la Prairie et que nous constatons que Trentemoller a déjà terminé ! Au dire des festivaliers présents, le show de ce "touche à tout" a fait mouche !

Il est 23h lorsque les BPM s'accélèrent avec Sam Paganini. Le dj italien nous réjouit de sa techno sombre et groovy venue directement de Trévise ! Durant une heure et demie, il enchaînera les pépites à l'image de son "rave" qui l'a propulsé au rang des producteurs techno les plus prolifiques de la décennie.





Inutile de vous dire que le public est déjà bien chaud lorsque la belle Nina Kraviz entre en piste. La patronne du label трип (prononcez "Trip") à la lourde tâche de clore cette 2ème journée de festivités et s'en sort haut la main ! Sa musique transcende et fascine tout autant que le personnage ! C'est sur sa techno acidulée que nous achevons cette nouvelle journée, des images et des sons plein la tête !




Samedi 15 juillet 2017

Le weekend s'annonce sous les meilleurs hospices ! Au programme : la joyeuse fanfare de MEUTE, Hunee et sa disco colorée, la techno de Roman Flügel ou encore celle sur vitaminée d'AZF... mais avant cela, une bonne douche !

C'est tout beau tout propre que nous attaquons cette 3ème journée du Dour Festival. Le soleil est au rendez-vous et les festivaliers aussi ! Après 37 000 le mercredi, 48 000 le jeudi, 50 000 le vendredi, c'est un nouveau record d'affluence qu'enregistre le festival avec 55 000 personnes pour la seule journée du samedi !



On arrive tôt sur le site, trop pressé de voir MEUTE ! Sous leurs airs d'orchestre traditionnel se cache un collectif de techno à base de cornes, de tambours et de xylophones ! Les 10 musiciens enchaînent les classiques du genre comme personne et mettent la foule en liesse... De Frankey & Sandrino à Flume en passant par Âme ou encore Laurent Garnier, ils donnent une nouvelle dimension à des tubes planétaires... Frissons garantis !





Après cette performance des plus galvanisantes, la fatigue nous rattrape et nous décidons d'aller nous reposer quelques heures avant la reprise des "hostilités" du soir...

Notre planning reprend gentiment avec le groupe français Phoenix à 22h30. La Last Arena se remplit peu à peu et le quatuor fait le job. Thomas Mars se permettra même la fantaisie d'un bain de foule au contact de ses fans, un vrai moment de partage !



Nos pas nous amènent ensuite sous le chapiteau de La petite maison dans la prairieRone vient de faire son apparition. L'endroit est plein à craquer et démontre bien l'engouement pour cet artiste qui touche toutes les générations. Dj et producteur phare du label Infine, ses mélodies envoûtantes nous entraînent et nous invitent au voyage dans une galaxie sonore et visuelle... décollage imminent ! C'est pourtant avec grand regret que nous quittons le chapiteau plus tôt que prévu, le manque de place ne nous permettant pas d'apprécier le concert comme on l'aurait souhaité.

Après avoir pris le temps de nous restaurer, nous retournons du côté de La petite maison dans la prairie pour profiter du set de Roman Flügel. L'allemand nous propose un set résolument techno, composé de sonorités dont lui seul a le secret... Durant plus d'une heure, il oscillera entre techno, ambient et house psychédélique avant de laisser la place à l'excellent Hunee et sa disco endiablée !









Au même moment, c'est Demian Licht qui se produit sur la scène le Labo. La productrice mexicaine, encore trop rare dans les festivals, aime à entretenir le mystère tant sur sa personne que sur sa musique qu'elle définit comme "furieuse, impétueuse et excitante" ! A peine le temps de dire "ouf" qu'on est déjà happés par sa techno subtile où se superpose progressivement un nombre impressionnant d'éléments sans que les morceaux ne perdent pour autant leur trajectoire... une expérience unique !



La soirée touche à sa fin lorsque dj AZF prend le contrôle du dj booth et vient nous assommer de sa techno froide et industrielle : elle maîtrise le beat mieux que personne ! Au fur et a mesure de son set, ces basses se font de plus en plus insistantes, la salle s'obscurcit et les corps dansent et s'articulent aux rythmes survoltés de la dj parisienne ! Nos oreilles s'en souviendront pour longtemps !






Dimanche 16 juillet 2017

Depuis le camping pro, nous sommes réveillés à 14h par les premières notes de musique venant de la RedBull Elektropedia BalzaalDkA vient de prendre place derrière les platines. Sa deep house sensuelle et mélodique accompagne divinement bien les rayons du soleil (mention spéciale au titre "Savana") et on émerge tout en douceur !

Charlotte De Witte accompagnera ensuite notre douche et notre sandwich (on n'était pas encore mentalement prêt à bouger...). La jeune dj belge proposera une fine sélection des tracks techno aux valeurs sûres. Sans grande prise de risque, elle fait le job, et c'est déjà pas mal ! Son mix est disponible à l'écoute sur youtube.



On se décide (enfin !) à bouger sur le site aux alentours de 18h. Nous nous dirigeons directement vers la RedBull car le patron du label Diynamic, Solomun, vient de démarrer son set. Peut être est-ce du à l'heure à laquelle il a été programmé, toujours est il que nous avons trouvé son set un peu "mou". On regrettera qu'il n'ait pas été booké plus tard dans la soirée car on sait à quel point ses sets sont appréciés !

Puis vient le tour de Dixon, le boss du label Innervisions. Voilà déjà de nombreuses années que le dj allemand truste la première place du classement Resident Advisor des meilleurs djs, et on comprend pourquoi ! Sa techno hypnotique met tout le monde d'accord...





La relève est ensuite assurée par Tale Of Us. Loin de la techno qui tabasse, il y a une intelligence indicible et beaucoup de dextérité dans le son de ce duo berlinois. House et techno fusionnent sur fond de mélodies sombres et hypnotiques. Ils clôtureront leur set par leur magnifique remix "Time" de Hans Zimmer, un moment suspendu...



On reste toujours dans les étoiles avec le danois Kölsch. Beaucoup copié mais jamais égalé, l'homme au chapeau nous régale d'un mix des plus efficaces ! D'abord plus orienté vers une deep profonde et attendue au tout début, son set se dirige progressivement vers des sons qui permettent de tester le public (le Dour festival marque l'ouverture des festivals d'été et bien des artistes testent leur track ici pour voir comment le public réagit) pour terminer sur quelques classiques et quelques nouveautés (dont le dernier "Liath demo", une vraie bombe !). Comme à chaque fois, il déroute par son aisance à passer d'un style à l'autre sans perdre son public !





Après une heure et demie d'une techno subtile et mélodique, on passe à la techno industrielle et énergique de Surgeon. Le dj anglais n'a pas son pareil pour jouer avec ses filtres et ses machines, et sa techno cogne fort ! Aidé d'un impressionnant lightshow, le producteur de Birmingham électrise la foule à coups de kicks tapageurs.



Vient enfin l'heure tant attendue du grand Adam Beyer, fondateur du label Drumcode et véritable faiseur de tubes techno ! A ses côtés, les bpm augmentent et les décibels aussi ! Il réussit le tour de force de faire danser plus de 20 000 zombies (au bout de 4 jours de festival, c'est normal) durant les 2 dernières heures... Chapeau !





Et comme on en avait pas eu assez, on s'est précipité vers la Petite Maison dans la prairie pour voir le talentueux Kink. Le bulgare fait plaisir à voir tant sa bonne humeur est communicative. Un véritable échange s'opère entre lui et son public, fleurtant, mieux que quiconque avec l'improvisation ! C'est sur ce show inoubliable que ce termine notre marathon musical !






Lundi 17 juillet 2017

Cette matinée signe la fin de notre weekend "Douresque". C'est satisfait mais fatigué que nous faisons notre paquetage. Un dernier coup d'oeil à notre camping et nous voilà partis ! On apprendra par la suite que cela n'a pas été aussi facile pour les festivaliers du camping puisqu'ils seront restés bloqués plus de 5 heures sur le parking ! En cause, une seule sortie prévue et des contrôles intensifs de la part de la police...



En bref :

On a aimé :
- L'ambiance générale
- La programmation diverse
- L'organisation bien rodée
- La proximité du camping pro
- La sympathie des bénévoles

On a moins aimé :
- Le sound system qui faisait défaut sur certaines scènes
- Le prix exorbitant des boissons et de la nourriture
- La distance entre le camping festivalier et le site
- Très peu de stands pour les cartes bleues
- Des chapiteaux trop petits
- Le manque de toilettes et de douches dans le camping pro

En conclusion, on a hâte d'être l'année prochaine pour fêter les 30 ans de notre festival préféré, même si cela fait mal au porte-monnaie ! Merci à Marie Epinat, Céleste Lepage ainsi qu'à toute l'organisation du Festival de Dour pour nous avoir permis la réalisation de ce report !



Crédits photos :
Joshua Bonici
Anais Suire
Nico Deb
Laurence Geunoun
Angélique Vecray
Daniil Lavrovski


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