ES - DGTL Festival @ Barcelone les 11 et 12/08/2017 Photos

23/08/2017    LenaGabrielle    rapports de soirées   

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Les 11 et 12 août 2017, face à la mer, à l'extrémité Nord de la belle Barcelone, le DGTL festival a pris possession pour la troisième fois du Parc Del Forum.



Cet immense espace, constitué d'installations aux architectures toutes plus impressionnantes les unes que les autres et de containers de bateaux, dans une ambiance oscillant entre le minimalisme et le "street", le tout donnant cette atmosphère industrielle collant si parfaitement à l'univers techno, un bijou. Nous y étions : retour sur trois jours de folie.



A notre arrivée sur les lieux, suite à l'excitation, nous eûmes alors le souffle coupé. Outre l'architecture époustouflante de ses installations, l'âme de ce lieu et l'énergie qui s'en dégage proviennent toutes deux du fait qu'il s'agisse de l'ancien lieu du Forum Universel des cultures (2004). Evènement qui à l'époque, contribua à l'avancement du dialogue sur la diversité culturelle, le développement durable et les conditions de la paix. Quel autre lieu serait meilleur spot pour ce festival techno aux engagements éco-responsables ?



Car en effet le DGTL festival est un savant mélange de musique techno, arts digitaux et engagement écologique. L'initiative DGTL Revolution sensibilise le public à travers des actions axées sur le développement durable et la protection de notre planète. L'accent était mis notamment cette année sur des projets tels que la réduction des émissions de dioxyde de carbone, la consommation d'énergie, les déchets, la nourriture, l'eau et l'utilisation des transports. L'objectif du festival DGTL est, à terme, d'être un festival de neutralité CO2.

Parmi le reste, "The awareness pool" ("La piscine de conscience" en français), représentait la quantité d'eau nécessaire à la réalisation de seulement quatre burgers à la viande, qui est de 6200 litres d'eau. Le principe du "Awareness pool challenge" était simple pour les visiteurs : prendre une photo dans le bac à mousse, et ensuite la partager sur les réseaux, accompagnée des hashtags : #goingveggie, #DGTLbarcelona... A la clé étaient à gagner des pass pour l'édition 2018 du festival.



Mais le projet principal cette année, sans parler du tri sélectif, était le recyclage de l'urine. L'idée était de recycler 3000 litres d'urine par jour afin de produire des engrais phosphatés pour les légumes.

Au-delà de cette dimension écologique, le DGTL (prononcé digital), comme son nom l'indique, est sans aucun doute un évènement axé sur le futur. Nous avons évolué durant ces deux jours à travers une véritable exposition d'arts digitaux en tout genre : installations autant innovantes qu'extravagantes, créent elles aussi ce décor, cet univers bien particulier.



L'installation phare de cette édition était, sans nulle doute, l'installation immersive mêlant son et lumière : "Infinity experience". Installé à l'intérieur d'un container, le principe était d'être enfermé seul avec une dizaine de réflexions déformées de soi-même, représentation de la possibilité de s'introduire dans différents mondes parallèles...

Mais trêve de bavardages, il est grand temps de rentrer dans le vif du sujet. Nos yeux, notre conscience... mais qu'en est-il de nos esgourdes ? Et oui car le DGTL festival c'était aussi mais surtout une line up de fous furieux. Une programmation éclectique qui a su ravir tous les amateurs de house et de techno.



Cette année, ce ne sont pas moins de quatre scènes qui ont été mises en place au sein du Forum : Modular, Generator, Frequency et AMP. Le concept, thème ou véritable scénario de cette année, était inspiré du design et du fonctionnement d'un synthétiseur modulaire. Le festivalier était traité comme un signal électrique passant par les veines de l'artefact, le voyage commençant à l'entrée, vers la destination finale, l'amplificateur, où le public, alors survolté, se transformait en signal sonore...



C'est ainsi qu'une soixantaine d'artistes locaux et internationaux se sont donné à fond pour faire vibrer les 35000 participants déchaînés. Nous avons eu droit, entre autres et dès le départ, à la prestation de l'icône du label Correspondant, Jennifer Cardini, sur l'impressionnante scène Modular. Une entrée en matière très appréciable et qui nous en a dit long sur la suite des évènements.



Sur cette même scène, un défilé de grands noms : Recondite nous a offert comme à son habitude un live techno aux mélodies dark et planantes, nous avons également apprécié AME, Tale of us, Adriatique...

Notre moment fort du week-end restera tout de même le samedi en fin d'après-midi / début de soirée à la scène Generator : le set explosif de la superbe belge (du label Second State) Amelie Lens, entre vocals féminins et brutalité, suivi de celui de Daniel Avery, à l'anglaise, percutant et hypnotique. Le tout dans le décor de containers de cette scène... un instant magique.





D'autres légendes de la scène nous aurons fait l'honneur de leur présence tout au long du week-end bien évidemment. Nous nous rappelons notamment de l'incroyable prestation de Mind Against ou encore du superbe b2b de Seth Troxler et Paco Osuna qui clôtura la soirée du samedi, sur la scène AMP.

Le DGTL festival, c'était également deux afters au Nitsa Club plus loin dans Barcelone, afters auxquels nous n'avons malheureusement pu assister, en partie dû à la complexité de l'organisation pour s'y rendre. En effet, aucune indication précise en ce qui concerne le lieu, une masse impressionnante de personnes lâchée dans la ville à l'arrêt du son à 03h du matin. Les taxis étaient débordés, et les bouches de métro complètement bouchées par cette marée humaine...

Pour finir, le DGTL festival c'était aussi le "Brunch in the Park", le dimanche dès 13h, dans ce cadre magnifique qu'est le jardin de Joan Bossan, juché dans la colline de Monjuic. Un moment très agréable sous le soleil de Barcelone, où l'on pouvait s'allonger tranquillement dans l'herbe en début d'après midi sur un fond musical deep très lounge, et finir en beauté sur de la tech house ultra festive, pour refermer en beauté la page de ce beau livre que nous avions ouvert l'espace d'un week-end.

Pour les plus déterminés, l'after de l'after, de l'after, de l'after... au Nitsa Club, car à Barcelone, la fête ne s'arrête jamais !
Vous l'aurez compris, ce festival était littéralement le paradis de la techno, où il ne fallait pas vouloir rester en place très longtemps si nous voulions avoir le temps de tout voir, de tout écouter...

En conclusion, le DGTL, véritable mine d'or culturelle, à consommer sans modération. Nous le recommandons vivement à tous les amoureux de techno, d'art et de l'environnement !

Rédaction : Lena Baux.
Crédit photo : Lena Baux.


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