BE - Dour Festival 2018 du 11 au 15/07/2018 Photos

25/07/2018    olivierG    rapports de soirées   

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Il nous aura fallu de la patience pour tenir jusqu'au 12 juillet ! Certes, il y avait la Coupe du Monde pour nous divertir en attendant, mais rien ne pourra jamais égaler l'engouement que l'on porte au Dour Festival. Il est devenu, au fil des ans, un véritable pèlerinage pour des milliers de festivaliers, et l'heure est venue pour nous d'aller rendre visite à notre vieil ami.

C'est donc surexcités que nous nous engouffrons dans la voiture direction le petit village wallon, nous sommes le jeudi 12 juillet 2018, il est 19h. Le départ depuis Lille se fait sans encombre et nous arrivons sur le lieu des festivités après une petite heure de route seulement. La chaleur est déjà étouffante mais rien n'entame notre motivation ! Nous découvrons alors le camping pro / crew où nous allons dormir pendant 4 nuits. Situé sur une butte, celui offre un magnifique panorama sur tout le festival. On y voit les fameux chapiteaux mais également des immenses éoliennes qui semblent sortir de terre... de quoi nous faire oublier, le temps d'un instant, que nous ne foulerons plus la plaine de la Machine à feu.


Crédit photo : Olivier Bourgi

Une fois les tentes installées, nous faisons un rapide tour du camping afin de découvrir les installations, et tout le confort y est ! Douches, toilettes, petits déjeuners, les organisateurs ont pensé à tout ! C'est donc rassurés que nous nous dirigeons vers le festival pour y rejoindre d'autres amis qui ont opté pour le green camping.

Nous passons par l'entrée destinée aux organisateurs et nous arrivons directement sur la Last Arena, l'occasion de découvrir la nouvelle disposition et les nouvelles installations. A première vue, les scènes semblent être disposées en arc de cercle, avec au centre, The Roof, un immense échafaudage offrant une vue imprenable sur tout le festival ! Nous franchissons les divers stands de boissons et nourriture, passons devant la Caverne, la Petite maison devant la prairie, le Labo, et arrivons devant l'entrée du green camping. Celui-ci est idéalement placé puisque situé au bord d'une clairière, et bénéficiant de l'ombre de nombreux arbres. Nous sommes agréablement surpris à la découverte des jacuzzis, des "chill" zones ou encore des toilettes sèches, un véritable effort à été fait par les organisateurs !


Crédit photo : Eva krins

L'heure tourne, il est déjà presque minuit lorsque nous nous rendons sur la scène la Caverne pour ce qui sera notre premier coup de coeur de cette édition 2018 : I Hate Models.

Arrivé sur les ondes technophiles l'été 2016 avec son "Sorrow of the moon", le jeune producteur français est devenu en quelques mois la coqueluche du mouvement "Techno Heads". Ses productions si atypiques, parfois mélodiques, souvent métalliques, révolutionnent le genre et prouvent que la jeunesse française n'a jamais été aussi prolifique musicalement parlant !
C'est donc sous un chapiteau plein à craquer que le jeune prodige débute son set, sous les acclamations d'un public venu des quatre coins d'Europe ! Ni une ni deux, le dj balance du lourd d'entrée ! Collés aux crash barrières, nous faisons fasse aux enceintes et nos tympans s'en souviendront longtemps ! Chaque drop est plus violent que le précédent et les corps s'échauffent en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.



Durant une heure, le petit frenchy va faire monter la température pour ensuite laisser place à Randomer. Le natif de Londres ne se fait pas prier longtemps avant de faire rugir les enceintes ! Capable de lier sans effort bass music, techno classique et beats 4/4, le producteur anglais nous régale d'une sélection parfaite dont seul il a le secret.



Au même moment, sur La Petite Maison dans la Prairie, le duo allemand Âme vient de prendre les commandes du dj booth. Il semble que tous les amateurs de House s'y soient donné rendez-vous. Pas étonnant si on s'attarde un peu sur leur carrière. Fondateurs du très respecté label Innervisions avec l'aide du grand Dixon, Kristian Beyer et Frank Wiedemann façonnent depuis plus de 10 ans une house sans égal. Innovante, émouvante et percutante, leur musique invite au voyage et parle au plus grand nombre. Et lorsqu'on a la chance de pouvoir les voir ensemble pour un b2b enflammé, on en profite ! Durant 1 heure et demie, les 2 compères vont s'éclater sur leurs machines, proposant un voyage aux mille et une sonorités pour tous les festivaliers présents.



02h30 sonne l'entrée en piste de l'ovni Dj AZF. On se dépêche de revenir sous le chapiteau La Caverne pour ne pas en perdre une miette ! Après avoir retourné une première fois le Dour Festival l'année dernière, la dj parisienne compte bien réitérer l'exploit d'un chapiteau comble ! Le bouche à oreille semble avoir fonctionné puisque des centaines de personnes s'y pressent. Comme à son habitude, AZF ne fait pas dans la dentelle et nous assomme d'une techno énergique et dark à souhait. Stupéfiant !




Crédit photo : Olivier Bourgi


Vendredi 13 juillet 2018

Le premier réveil est laborieux. Il est à peine 09h et le soleil a déjà transformé nos tentes en sauna ! Si le festival s'est fait quelques années sous la pluie (les plus téméraires s'en souviennent encore...), c'est sous la chaleur que les 3 dernières éditions se sont déroulées ; une chance pour les organisateurs ! A l'affut du moindre coin d'ombre, on végète au camping une bonne partie de la journée pour reprendre des forces pour la soirée qui s'annonce.

Après s'être lavés dans des douches chaudes (ce qui n'est pas l'idéal pour se rafraîchir) et s'être restaurés, c'est requinqués que nous abordons cette 2ème journée.

Notre choix se porte tout d'abord sur la Redbull Elektropedia où se produit Honey Dijon. Une petite déception nous submerge à la vue de la scène, qui est à l'identique de l'année dernière, le dancefloor semble même plus petit. Pour autant, la scénographie et la qualité du son nous font vite oublier notre frustration et on se laisse entraîner par la techno made in Chicago de la belle américaine.



Plus tard dans la soirée, nous y apprécierons également le live de Stephan Bodzin. Armé de ses synthétiseurs, le patron du label Herzblut Recordings fait déplacer les foules à chacun de ses passages et son live à Dour n'échappe pas à la règle ! Difficile de se frayer un chemin parmi les festivaliers venus en masse. Pour l'avoir déjà vu de nombreuses fois cette année, nous décidons d'aller voir des artistes qui se font plus rares, à l'image de The Black Madonna.


Crédit photo : Vanessa Coquelle

Vue pour la première fois à l'occasion du Sonar Festival 2017, nous avions déjà été conquis par ce personnage haut en couleur ! C'est donc avec un plaisir non dissimulé que nous nous rendons sous le chapiteau de La petite maison dans la prairie pour y accueillir dignement la fervente ambassadrice de la scène électro de Chicago.

Entre Techno, électro et disco, l'américaine redonne une nouvelle vie à des classiques parfois tombés dans l'oubli en brassant le passé, le présent et le futur de la dance music. On se surprend à esquiver quelques pas de disco à la "John Travolta" avant de subitement taper du pied sur des tubes techno des années 90 pour finir par s'enjailler sur l'énorme carton des Joubert Singers " Stand on the word"...



The Black Madonna termine son set sous les acclamations d'un public envouté et laisse sa place au duo Talaboman, qui a la lourde tâche de clore cette 2ème journée dourienne.

Sous ce pseudonyme se cache en fait John Talabot & Axel Boman, de quoi particulièrement susciter notre intérêt. D'un côté, le solaire John Talabot qui a su s'échapper du gigantesque "Razzmataz" pour embrasser une carrière prometteuse et de l'autre, Axel Boman le scandinave qui sonne comme un méditerranéen. Disposant déjà chacun d'une notoriété internationale, les 2 amis prennent des risques en s'associant et en proposant un beau mélange à écouter sans modération.




Samedi 14 juillet 2018

Deuxième réveil compliqué, ce n'est pas de tout repos de faire la fête ! Et pourtant, on se doit d'être en forme car Dour n'attend pas, et le programme de ce samedi s'annonce une nouvelle fois chargé.
C'est donc après une petite sieste (légèrement arrosée), que nous trouvons enfin la force de décoller du camping, il est déjà 19h et le temps passe vite ! Après quelques minutes de marche, nous arrivons à la scène Redbull Elektropedia au moment où Adriatique débute son set.


Crédit photo : Mathieu Drouet

Les deux Adrian forment un tandem de choc, qui joue désormais dans la cour des grands. Recrutée sur le label de Hambourg "Diynamic" par la tête pensante Solomun, la paire helvétique s'est fait un nom en 2012 en distillant une house émotive et résolument contemporaine. Depuis, le duo Suisse ne cesse de se produire dans le monde entier et se classe dans "le top 100 des meilleurs djs selon Resident Advisor".



Quel meilleur enchaînement que Mind Against ? On reste dans les mélodies envoûtantes et se laisse sans grande difficulté hypnotiser par le talent des 2 frères italiens. A l'écoute de leur techno élégante, les sourires apparaissent et viennent accompagner le coucher de soleil qui sublime un peu plus la beauté de leur set.



La nuit tombe sur le Dour Festival lorsque nous décidons de faire une pause. Les coins chill ne manquent pas et nous nous installons confortablement après avoir été chercher notre repas à l'un des nombreux foodtrucks présents sur place. Kebab pour certains, frite pour d'autres, chaque bouchée nous redonne des forces pour continuer jusqu'au bout de la nuit.



23h45, nous repartons de plus belle en direction de La CaverneMatrixxman débute son mix. L'américain nous régale d'un set explosif qui nous laisse aucune seconde de répit. Durant 1h15, il explore tous les spectres du genre techno : du "wax" de James Bong, au "Feel my M.F. Bass" de Paul Johnson, en passant par le "Dark manoeuvres" remixé par Dax J, il y en a pour tous les goûts !



On continue notre marathon avec Dave Clarke alias le "Baron de la techno". Aidé d'impressionnants jeux de lumière et de visuels hypnotiques, sa musique prend vie à travers une incroyable scénographie. Avec sa techno brute et hermétique, le grand spécialiste des raves des années 80-90 prouve qu'il en a encore sous le pied !



Happés par l'ambiance qui règne sur la Redbull Elektropedia, nous restons pour voir le début du set de Boys Noize. Nommé l'un des "10 meilleurs djs" par Rolling Stone et élu "Best Electronic Act" par Beatport trois années de suite, le génie de l'électro berlinoise oscille entre techno et Mainstream, toujours accompagné d'un lightshow de qualité.





Enfin, l'heure tant attendue arrive, celle du redoutable b2b entre 2 muses de la techno, Paula Temple et Rebekah. Le chapiteau de la caverne est bondé de technophiles prêts a taper du pied sur leur techno sans concession. Les 2 jeunes femmes se livrent à un exercice de style et l'exécutent avec brio. Les mélodies obscures bouleversent notre conscience alors que les basses vrombissantes nous transpercent de part en part. Le public est en délire et les "Doureuhhh" fusent de partout... Encore une belle soirée qui se finit en apothéose.




Dimanche 15 juillet 2018

Toutes les bonnes choses ayant une fin, le dernier jour pour nous s'annonce. Et pas des moindres puisqu'aujourd'hui, la France joue sa place en finale de la Coupe du monde ! Pour l'occasion, nos amis belges ont mis le paquet. Imaginez un peu La Last Arena accaparée par une marée humaine composée de plus de 3000 supporters tous réunis pour la même passion... Il faut reconnaître aux belges un certain fairplay quant à la diffusion du match lors du festival car pas sûr que cela aurait été la même histoire en France, si la Belgique aurait été en finale à notre place... Heureusement, l'ivresse de la victoire contamine les festivaliers et les drapeaux français flottent dans l'air. La température avoisine les 30 degrés mais les accolades sont de mises, l'heure est à la fête !





Nous continuons de célébrer cette victoire aux côtés d'Amélie Lens qui prend les commandes des platines de la Redbull Elektropedia. La belge joue à la maison et son public est venu en masse la supporter. Comme à son habitude, elle délivre pour la 3ème année consécutive un set sans fausse note qui aura pour effet de nous motiver comme il se doit.

Après une courte pause, nous retournons en direction de la Redbull Elektropedia pour finir cette soirée avec Robert Hood et Ben Klock.

Malgré la fatigue des 5 jours et l'heure déjà bien avancée en ce dimanche soir, les festivaliers sont encore sur le dancefloor, profitant au maximum des dernières heures de musique.

Robert hood ne déçoit pas, bien au contraire. Le fondateur du label Resistance et du plus récent M-Plant nous transporte à Detroit. Et pas besoin de sa fille pour faire danser les foules, le maestro propage sa techno funky et acidulée au-delà des éoliennes et confirme son rang de patron.



L'heure du closing approche lorsque Ben Klock entre en piste. Adeptes de sa techno pointue et épurée, nous puisons dans nos dernières réserves pour faire honneur au dj allemand. Les mélodies sont plus subtiles, les basses moins tapageuses mais toujours aussi efficaces. Comme un au revoir, il conclut son set par une mélodie douce et émouvante concluant ainsi ces 5 jours intenses par un peu de douceur...




Crédit photo : Mathieu Drouet


Lundi 16 juillet 2018

C'est l'heure du départ pour les milliers de festivaliers, toujours sous le soleil qui nous aura été fidèle tout le long de notre séjour. De cette édition, on gardera en tête les rencontres et les fous rires, les danses endiablées et les "Doureuhhh" d'australopithèques, les hectolitres de Jupiler et les savoureuses frites-mayo, les performances des artistes et le savoir-faire d'une organisation sans faille, et nos jambes se souviendront longtemps des 66kms parcourus sur la totalité de notre périple ! Et pour tout ça, un seul mot : MERCI !


Crédit photo : Vanessa Coquelle


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